Libérée de la contrainte de profit à court terme, l'économie sociale promeut une approche économique où l'être humain est au centre de ses activités. Les membres de RESSOURCES y ajoutent une dimension environnementale en gérant les déchets le plus efficacement possible, c'est-à-dire en favorisant le réemploi/réutilisation.
Cette approche allie l'économie, le social et l'environnement et s'inscrit pleinement dans le développement durable, concept qui a émergé lors de la conférence des Nations Unies de Rio en 1992.
20 ans plus tard, d'autres paradigmes ont pris la relève. Il s'agit de l'économie circulaire et de la promotion des circuits courts. Et là aussi, les membres de RESSOURCES sont au cœur de ces modèles.

Au cœur de l'économie circulaire

L'économie circulaire vise à réduire le gaspillage des ressources et l’impact environnemental en augmentant l’efficacité à tous les stades de l’économie, tout en maintenant le bien-être des individus.
Dès lors, l'allongement de la durée de vie des produits par le réemploi/réutilisation, offre 2 avantages :

  • il retarde la production d'un produit de remplacement et donc le prélèvement de matières premières ;
  • il retarde la production d'un déchet et de son traitement.

En étirant la durée de vie des produits, certaines générations de remplacement peuvent être évitées. C'est l'exact opposé de l'obsolescence programmée qui vise à produire-consommer-jeter selon des cycles de plus en plus courts.
Pourtant, dans l'Europe de 2015, jeter signifie de plus en plus souvent recycler. A première vue, la boucle serait déjà (partiellement) bouclée. Or le recyclage implique la mise en œuvre de dispositifs à grande échelle, visant la collecte, le traitement et la distribution des déchets devenus matières premières secondaires. Ces processus sont énergivores et polluants. Ils sont donc moins efficaces que la prévention ou le réemploi/la réutilisation.
Au contraire, le réemploi/réutilisation est un processus très simple qui vise à maintenir l'objet dans son usage premier. C'est une activité économique en énergie qui peut être rapidement mise en œuvre : un déchet collecté aujourd'hui, peut être trié, réparé et remis en vente en quelques jours seulement.

Les circuits courts

Les activités de réemploi/réutilisation sont réalisées à l'échelle d'un territoire restreint : la ville, le bassin de vie, la province ou la région, selon les flux traités. Cet ancrage territorial offre de multiples avantages :

  • l'activité économique générée est non délocalisable
  • les transports sont limités et permettent une réduction de la consommation d'énergie ;
  • les emplois créés sont locaux et bénéficient aux habitants des territoires concernés.

Cette approche transversale, alliant l'environnement, le social et le développement économique, crée aussi du lien entre des opérateurs issus de secteurs d'activités différents et entre les prestataires de services et les usagers, qu'ils soient donateurs ou acheteurs de biens de seconde main.

Dans 20 ans ?

Force est de constater que, quel que soit le modèle de développement prôné, les membres de RESSOURCES sont toujours précurseurs, pour peu que ces modèles s'inscrivent dans le respect des personnes et de leur environnement.
Portées par les entreprises d'économie sociale, ces innovations sont de type organisationnel (entreprises en gestion participative par exemple) mais concernent aussi les processus (projet de recherche pour le recyclage des panneaux photovoltaïques) et les produits et/ou services offerts (économie de la fonctionnalité pour des vélos de seconde main).
Dans cette dynamique d'innovation, les Entreprises d'Economie Sociale mettent véritablement leur intelligence collective au service ... de la collectivité.